Réseaux sociaux et déontologie : Comment ça marche ?

2,9 milliards d’inscrits sur Facebook ; 350 000 Tweets envoyés chaque minute dans le monde ; 59% des marocains sont inscrits sur au moins un réseau social, 84% des moins de 40.

Difficile de faire l’autruche et de passer à côté du phénomène des réseaux sociaux qui envahissent notre quotidien. D’autant plus quand ces nouveaux outils favorisent les échanges et le partage de savoir entre professionnels. A condition de savoir conjuguer usage et déontologie… On fait le point !

Nous traiterons principalement dans cet article de Facebook et LinkedIn qui sont les principaux réseaux sociaux “grands publics” utilisés par les professionnels de santé.

 

L’intérêt des réseaux sociaux pour les médecins et les établissements de santé

Les réseaux sociaux présentent de nombreux intérêts, inhérents à leur forme, pour les professionnels de santé :

  • S’informer et faire de la veille. Les réseaux sociaux sont aujourd’hui l’une des principales sources d’information des internautes. A juste titre ! Les établissements de santé les utilisent de plus en plus fréquemment pour diffuser leurs informations, des offres d’emplois, des événements. Le Conseil de l’Ordre conseille aux médecins de les utiliser comme un outil de veille supplémentaire ;
  • Créer un espace collaboratif. Les réseaux sociaux sont par définition ouverts et peuvent donc permettre de créer de nouveaux espaces de partages, affranchis des contraintes physiques. On voit donc l’émergence sur Facebook de groupes privés de médecins qui échangent sur leurs pratiques ou encore la naissance de “hashtag” qui permettent de demander rapidement l’avis de tous les médecins connectés.  

  • Echanger et réseauter entre pairs. Les réseaux sociaux permettent également d’entretenir son réseau en échangeant avec des confrères. Une plateforme comme LinkedIn s’y prête très bien : elle permet de présenter son cursus et ses différentes publications sur une page personnelle et de partager des articles dans un fil d’actualité. Le but n’est pas d’y faire sa “publicité” mais de faire circuler l’information.
 

Quels sont les risques sur les réseaux sociaux ?

Faciles à prendre en main, instantanés, ouverts : autant de qualités qui sont au service des établissements et des professionnels de santé. Autant de risques également ! On en identifie principalement trois :

  • Usurpation d’identité. Les réseaux sociaux ne peuvent pas parfaitement vérifier l’identité de chacun. Un utilisateur peut donc se créer un profil en votre nom ou en prenant votre pseudonyme. Il faut donc être méfiant et bien déclarer ses réseaux et pseudonymes au Conseil de l’Ordre comme on va le voir dans le paragraphe suivant ;
  • Atteinte votre image, à celle de l’établissement ou de la profession. Le personnel, s’il utilise les réseaux à mauvais escient, peut nuire à l’image d’un établissement de santé. Au même titre qu’un médecin tenant des propos indélicats peut nuire à son image sur les réseaux sociaux et même à l’image de toute sa profession. Il faut donc faire attention à chaque prise de parole sur les réseaux sociaux. En effet, elles engagent votre image mais également celle de votre profession toute entière et de l’établissement dans lequel vous exercez ;
  • “Bad Buzz”. Vous avez sûrement déjà entendu ce terme ! Il désigne le bouche à oreille négatif qui peut se produire sur le web et a fortiori sur les réseaux sociaux, prenant parfois une ampleur inespérée. Par exemple, vous publiez ce que vous pensez être une plaisanterie mais qui mal interprétée par d’autres et relayée et ce des centaines de fois sur Facebook. Des personnes hors de votre cercle de relations en prenne connaissance : on appelle ça un bad buzz !

 

Relations sur les réseaux et ton de prise de parole

Quant au ton employé par le professionnel sur les réseaux, il doit faire très attention à l’image renvoyée et prendre des pincettes. En effet, cette image peut avoir de l’influence sur sa propre image ou sur celle de l’ensemble du personnel médical et sur la confiance que les patients leur témoignent. Ainsi, la limite peut être fine entre l’humour et l’émotion (acceptés) et la moquerie et l’ironie blessante. A chacun d’agir alors en connaissance de cause !

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